

La 4e Symphonie de David Maslanka
Samedi 22 février 2025 - 19H30

Théâtre Centennial de l'Université Bishop's
2600, rue College, Sherbrooke J1M 1Z7
Billetterie
Régulier : 28 $
Ainés (60+) / Étudiants : 23 $
Jeunesse (6+) : 15 $
Enfants (5 et –) : Gratuit
Informations :
819.822.9692
Achat en ligne : lepointdevente.com
Au programme
Samedi 22 février 2025 - 19H30
Earth Song
Frank Ticheli
Avec d’amples lignes mélodiques et un contraste dynamique intense, Frank Ticheli capture toute la gamme des émotions avec cette magnifique transcription pour orchestre à vents. Composée à l'origine pour voix a cappella avec son propre texte comme source d'inspiration ainsi qu’un échantillon d’hymnes telles que Sanctuary, Earth Song associe la puissance des mots et des images avec la mélodie, l'harmonie et la dynamique de la musique pour fondre cette œuvre dans une analogie tonale de la vie émotionnelle. Ce qui suit est une traduction libre tirée du texte original de Ticheli :
Mais musique et chant ont été mon refuge,
Et la musique et le chant seront ma lumière.
Une lumière pour le chant, de brillante puissance.
À travers l’obscurité et la douleur et les conflits, je chanterai… vivre… voir.
« Earth Song pour orchestre à vents est le petit-enfant de Sanctuary également pour orchestre d'harmonie », précise Frank Ticheli. « Presque aussitôt après avoir terminé Sanctuary, j'ai été intrigué par l'idée de faire une version chorale d'au moins une partie de l'œuvre. La même année, j’ai réalisé ce projet en écrivant un poème qui reflétait le lyrisme poignant de la musique, en s’adaptant aux accents rythmiques et au contour mélodique de la mélodie de Sanctuary. Ainsi est né Earth Song pour chœur.
Six ans après avoir composé Sanctuary, en 2012, on a demandé au compositeur s’il pouvait envisager de créer une version de Earth Song, pour un orchestre à vents d’une école secondaire. Dans un certain sens, ce retour aux origines de l'orchestre à vents allait lui permettre d’engendrer un petit-enfant possédant les forces génétiques de ses deux ancêtres : soit le riche lyrisme texturé et de nature plus concise de son ancêtre choral, combiné à la palette de couleurs plus large et à la puissance expressive de son ancêtre, l’orchestre à vents.
Ainsi est né Earth Song pour orchestre à vents, un descendant de Sanctuary plus concis (et moins exigeant techniquement).
One Life Beautiful
Julie Giroux
Julie Giroux est une compositrice américaine qui compte à son actif de nombreuses œuvres pour orchestra à vents, dont One Life Beautiful. Le titre lui-même est à double sens : d’une part, il fait référence à la personne à laquelle cette œuvre est dédiée comme à « une vie » qui a été magnifiquement vécue. L’autre sens est une observation directe concluant que le fait de n’avoir qu’une seule vie à vivre est ce qui rend cette vie si sacrée, si tragique et si éminemment précieuse. Il s’agit d’une œuvre musicalement impressionniste décrivant cet état. Le « doux chagrin » de Shakespeare, la fragilité et la force de la vie, le sens de ce que signifie vraiment vivre One Life Beautiful.
Mouvement frénétique
Jonathan Dagenais
Mouvement frénétique se veut une courte envolée rythmique, dynamique et frénétique. Composée tout spécialement pour les célébrations du 30e anniversaire de l’Harmonie Frenette (d’où le jeu de mots!) de l’École secondaire Émilien-Frenette de Saint-Jérôme, l’œuvre est basée sur un motif simple de quatre notes qui seront répétées, variées et développées tout au long du mouvement. Ayant entrepris lui-même l’étude de la musique au sein de l’Harmonie Frenette en 1991 sous la direction du professeur St-Amant, le compositeur a voulu par cette œuvre rendre un vibrant hommage à un programme de musique et à un enseignant qui lui sont chers et qui ont été les éléments déclencheurs non seulement de sa vie professionnelle actuelle en tant que chef d’orchestre/compositeur/pédagogue, mais également de valeurs artistiques et humaines qui lui sont chères.
Composée dans une esthétique musicale « minimaliste », Jonathan Dagenais y a intégré plusieurs éléments musicaux qui ont été présents tout au long de son parcours musical. « Puisque la majorité de ma formation musicale instrumentale fut en percussions classiques », écrit-il, « la pièce est fondamentalement basée sur les contrastes rythmiques et le groove! On peut également y entendre clairement un grand mélange de couleurs provenant de plusieurs de mes influences de composition : Igor Stravinsky, Leonard Bernstein, Dmitri Chostakovitch, John Adams, Nobuo Uematsu et le groupe britannique Genesis. La pièce se déroule presque totalement dans la gamme lydienne, un mode musical qui m’a toujours grandement fasciné. »
À la suite d’une brève introduction exposant le motif de quatre notes, la pièce fait un petit clin d’œil au style musical plus « américain » pour orchestre à vents des années 90 (James Swearingen, Ed Hickey, etc.). Elle bifurque ensuite vers une section centrale comportant des harmonies plus chargées avec plusieurs extensions dissonantes et une plus grande complexité d’enchaînements. La pièce se conclut par une section finale mettant de nouveau à l’avant-plan le motif musical principal de façon grandiose en tentant de communiquer toute la beauté et la passion que constitue le fait de découvrir, d’apprendre et d’interpréter la musique au sein d’un grand ensemble musical.
And in the End It Was Earth
Roland Barrett
« Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons de nos enfants. » Ce proverbe amérindien a inspiré cette composition originale qui reflète musicalement cette perception et transmet la beauté, la majesté et la grandeur propres à la planète Terre. De ses superbes chaînes de montagnes à ses côtes découpées, de ses vastes plaines à l’immensité de ses lacs et océans, la Terre Mère est un lieu complexe et en constante évolution, en même temps qu’un port de vie rude, mais aimant et bienveillant.
Contrapunctus IX
J.S. Bach
Arr. : Andy Clark
Composé au cours de la dernière année de la vie de Bach, le « Contrapunctus IX » est une double fugue palpitante qui a été adaptée en vue de fournir une œuvre enlevante et stimulante pour un grand orchestre à vents moderne. Pleinement indépendante, chaque partie est importante et toutes les sections ont de nombreuses occasions de briller dans cet arrangement puissant, qui constitue une véritable vitrine pour les meilleurs orchestres. Un choix impressionnant pour toute performance en concert ou en compétition.
Fiesta De La Vida (A Celebration of Life)
Philip Sparke
Œuvre commandée par le Golden State British Brass Band de Californie, Fiesta de la Vida a été interprétée pour la première fois par cet orchestre le 10 septembre 2005 lors de la conférence d'automne de la Southern California School Band and Orchestra Association. L'œuvre a été conçue comme une célébration de la vie du directeur fondateur de l’orchestre, John Swain, dont la vitalité et l'enthousiasme pour la musique ont été un facteur majeur dans la formation et le succès du Golden State British Brass Band.
L'atmosphère latino-américaine de l’œuvre est également un hommage à la population de la Californie, un État qui, selon plusieurs, affiche encore clairement ses racines mexicaines. Bien qu'aucune musique folklorique ne soit utilisée dans cette ouverture, le but de la commande était de rendre hommage à la mémoire de John Swain en utilisant la joie de la musique, qu’illustre si bien le style latin.
Symphony no. 4
David Maslanka
Les sources qui donnent naissance à une œuvre musicale sont à la fois nombreuses et profondes. Il est possible de décrire les aspects techniques d’une œuvre – ses principes de construction, son orchestration, – mais il est presque impossible d’évoquer sa nature spirituelle autrement qu’à l’aide d’indices et de suggestions.
Les racines de la Symphonie n°4 sont nombreuses. La force motrice centrale est la montée spontanée de l’impulsion de crier la joie de vivre. Le compositeur sent que c'est la voix puissante de la Terre qui lui vient de son Montana occidental d'adoption, ainsi que des hautes plaines et montagnes du centre de l'Idaho. Son expérience personnelle de la voix est celle d'un être impuissant et déchiré par le pouvoir de la chose qui veut être exprimée -- le cri jaillissant qui ne peut être nié. « Je tremble et je suis obligé de crier et de chanter », dit-il. La réponse à la voix de la Terre est un cri d'action de grâce et un cri de louange.
À partir de cela, l'air de l'hymne protestant Louons le Seigneur, plusieurs autres thèmes provenant de chorals de Bach ainsi que des mélodies originales qui ressemblent à des hymnes de par leur nature, forment l'épine dorsale de la Symphonie No 4.
Pour expliquer la présence de ces hymnes, du moins en partie, et donner un indice de la vie de la Symphonie, il y a lieu de faire mention de la fascination de longue date de David Maslanka pour Abraham Lincoln : « Le monumental Abraham Lincoln de son biographe Carl Sandburg offre une image de Lincoln mort. L'ami proche de Lincoln, David Locke, l'a vu dans son cercueil. Selon Locke, son visage exprimait une satisfaction absolue, un soulagement de s'être débarrassé d'un fardeau inimaginable. La même expression n'avait traversé le visage de Lincoln que quelques fois dans sa vie; alors qu'après une grande calamité, il était parvenu à une grande victoire. Sandburg continue en décrivant une scène du voyage de Lincoln jusqu'à son dernier repos à Springfield, Illinois. Le 28 avril 1865, le cercueil reposait sur un monticule de mousse verte et de fleurs blanches dans la rotonde du bâtiment du Capitole à Columbus, Ohio. Des milliers de personnes passaient chaque heure pour voir le corps. À quatre heures de l'après-midi, dans l'or rouge d'un coucher de soleil sur les prairies, accompagné du grondement des carabines et d'une fanfare jouant Louons le Seigneur, le cercueil a été transporté vers le train funéraire qui attendait. »
Pour Maslanka, « la vie et la mort de Lincoln sont aussi déterminantes aujourd’hui qu’elles l’étaient il y a plus d’un siècle. Il reste un modèle pour son âge. Lincoln a maintenu en sa personne la formidable lutte des opposés qui faisait rage dans le pays à son époque. Il était intérieurement ouvert au chaos bouillonnant, à partir duquel il a forgé la charpente d’une nouvelle idée unificatrice. Celle-ci l'a épuisé et tué, comme elle a usé et tué des centaines de milliers de soldats pendant la Guerre civile, tout comme elle a continué à user et à tuer par millions des êtres humains jusqu'à nos jours. »
Confirmée dans le monde par Lincoln, c’est l'idée inébranlable de l'unité de toute la race humaine, et par extension de l'unité de toute vie, et par extension ultérieure, de l'unité de toute vie avec toute matière, avec toute énergie et avec le mystère silencieux et apparemment vide et insondable de nos origines.
Du chaos et de l’union féroce des opposés naît une nouvelle vie et un nouvel espoir. C’est à partir de cette impulsion que Maslanka a utilisé les thèmes des hymnes Louons le Seigneur; Louez Dieu source de toute bénédiction; Gloire à Dieu au plus haut des cieux.
« J'ai utilisé des symboles chrétiens parce qu'ils constituent mon héritage culturel, mais j'ai essayé d'aller à travers eux vers une profondeur d'humanité universelle, vers une conscientisation qui n'est pas définie par une étiquette religieuse. Mon impulsion à travers cette musique est de parler des problèmes humains fondamentaux de transformation et de renaissance en ces temps de chaos. »